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Monastères du Tibet
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Pays des rêves les plus fous, pays inaccessible... Qui n'a pas un jour espéré s'y rendre ?
Qui n'a pas imaginé marcher sous l'imposante façade du Palais du Potala ?
Qui n'a pas songé déambuler dans le hall de prières du Jokhang, au son des chants des moines et des trompes tibétaines, emporté par le flot des pélerins ?

Au coeur de la vieille ville de Lhassa, le seul quartier qui n'a pas encore cédé à la folie destructrice de l'envahisseur chinois, se trouve le temple le plus vénéré des Tibétains : le Jokhang.
Autour de ce temple, dont les origines remontent au 7ème siècle, les milliers de pélerins venus de tout le pays parcourent inlassablement le Barkhor, ce chemin qui fait le tour du temple, et qu'on appelle une Kora.


Le Potala vu du toît du Jokhang


Dans la petite ville de Shigatse, la seconde ville du Tibet, se trouve le monastère de Tashilumpo. C'est dans ce monastère que vit le Panchen Lama, second personnage de la hiérarchie des bouddhistes Gelugpa, après le Dalai Lama.

Le Xème Panchen Lama est mort en 1989, et un scandale a entouré la désignation de sa réincarnation. Ce sont les autorités chinoises qui ont choisi le nouveau Panchen Lama, parmi quelques enfants sélectionnés selon la tradition tibétaine. Le candidat choisi par le Dalai Lama en exil en Inde a été arrêté et se trouve maintenant en prison à Beijing avec sa famille, ce qui en fait le plus jeune prisonnier politique du monde.

Le monastère de Tashilumpo reste pourtant populaire parmi les Tibétains qui continuent à y venir en pélerinage. Il abrite les tombes des Panchen Lamas, magnifiques chortens décorés d'or et de pierres précieuses, ainsi qu'une statue de Bouddha Maitreya haute de 26 mètres.


Le monastère de Tashilumpo, à Shigatse



Le Utse du monastère de Samye


Sur les rives du Yarlung Tsangpo, nom tibétain du Brahmapoutre, au sud-ouest de Lhassa, se trouve un des monastères les plus importants du Tibet : Samye.

Le monastère est construit sous la forme d'un mandala géant. Ceint par un mur circulaire, il est une représentation du cosmos. Les différents bâtiments sont disposés selon une symbolique complexe, autour du Utse, le hall central, qui abrite la salle des prières.

C'est ici, probablement vers 790, qu'a eu lieu le 'Débat de Samye', débat qui devait déterminer si le bouddhisme tibétain naissant devait suivre le voie indienne basée sur l'étude ou la voie chinoise Chan (Zen) orientée vers la contemplation. Ce fut la voie indienne qui l'emporta.


Le Hall des prières d'un monastère est le centre le la vie spirituelle des moines. Ce lieu, souvent sombre, n'est éclairé que par des fenêtres placées très haut. Les banquettes sur lesquelles prennent place les moines sont disposées parallèlement à l'axe de la salle.
Les murs sont entièrement peints de scènes de la vie de Bouddha, d'autres motifs religieux ou de la représentation de lieux sacrés. La charpente est finement scupltée et peinte. Sur les murs et au plafond sont suspendus des tangkas et des mandalas, ces images sacrées encadrées de brocarts de soie.
Au fond de la salle, se trouvent les statues des Bouddhas, des Boddhisattvas et des autres divinités, comme Tsongkappa, Guru Rimpoche, Songtsen Gampo, etc... Autour de la salle se trouvent de petites chapelles.

Les moines s'y réunissent plusieurs fois par jour pour les prières. Ils y plasmodient les textes sacrés au son des trompes tibétaines, des tambours et des clochettes.


Moines dans le hall de prières du monastère de Samye



Lampes à beurre de Yak


Dans les temples tibétains brûlent continuellement les lampes à beurre de yak. Ce beurre, qui provient des offrandes des pélerins, est à l'origine de l'odeur âcre, mais Ô combien inoubliable, qui règne dans les temples du Tibet.

Un peu en surplomb du village de Chongye, dans la vallée de Yarlung, berceau de la civilisation bouddhiste tibétaine, se trouve le monastère de Rewodechen.
Au dessus du monastère, on peut voir, inscrit en pierres blanches sur le sol, le mantra 'Om mani padme hum'.


Monastère de Rewodechen, à Chongye, dans la vallée de Yarlung



Monastère de Pelkor Chode, à Gyantse

Gyantse est certainement la ville tibétaine qui a le moins souffert de l'invasion chinoise. Presque toutes les maisons sont construites dans les style tibétain traditionnel, et on ne trouve que très peu de constructions modernes chinoises.
Les deux attractions de cette ville sont le Dzong, ou forteresse, qui se dresse sur une
colline surplombant la ville, et le monastère de Pelkor Chode. Ce dernier abrite le Khumbum, ce temple en forme de mandala en trois dimensions, avec ses 108 chapelles disposées sur cinq étages.


Avec ses 5000 mètres d'altitude, le monastère de Rombuk est le plus haut du monde. Il est construit au pied du Chomolangma, plus connu sous le nom de Mont Everest.

Une petite communauté mixte de moines et de nonnes y vit dans des conditions difficiles.


Monastère de Rombuk, au pied de l'Everest



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